Une thérapie familiale est une approche thérapeutique qui cherche à traiter les conflits familiaux (source de tensions) qui, souvent, s’expriment dans la souffrance psychologique, corporelle ou sociale d’un ou plusieurs de ses membres.
Modélisée dans les années 60 aux États-Unis, la thérapie familiale s’est progressivement implantée comme psychothérapie en Italie et en Europe. Aujourd’hui son approche systémique répond à de nouveaux besoins dans les domaines des liens familiaux, d’équilibre relationnel dans les couples, au plus généralement dans vie sociale quotidienne. Cette thérapie s’inscrit également dans le soutien à la parentalité et d’accompagnement particulier des adolescents.

Dans la thérapie familiale, la famille est considérée comme un « système » à étudier et à prendre en compte, un système qui peut être défini comme un ensemble d’éléments (ici les membres de la famille) qui interagissent entre eux, et avec l’extérieur.

La thérapie familiale s’intéresse ainsi aux interactions entre les membres de la famille, et qui reposent sur des systèmes élargis (comme la communauté, la société, la culture, auxquelles la famille appartient…).
Ainsi la thérapie familiale s’appuie sur les théories de la communication et des systèmes.
Au démarrage, il est rare que tous les membres d’une même famille expriment le besoin d’être aidés. Lorsqu’ils se réunissent dans le cabinet d’un thérapeute familial, c’est en général parce que l’un des membres a été perçu comme « celui qui a des problèmes ». La famille a déjà expérimenté de nombreuses méthodes pour réduire ou faire disparaître les soucis.

Le symptôme mis en avant est le point de départ de la thérapie. Mais le but est de comprendre à quoi il « sert » dans la famille, pour amener celle-ci au-delà du processus de désignation du « patient », vers une lecture différente du problème et vers d’autres solutions. Et ainsi modifier les mécanismes qui soutiennent le symptôme.

Le fonctionnement d’une famille en crise est souvent celui d’une boucle dans laquelle la famille se sent enfermée. Ce scénario qui parfois se répète, illustre ce que l’approche systémique nomme comme étant le principe d’homéostasie. C’est-à-dire que tout système, ici la famille, développe un processus interne de régulation pour le maintien de sa cohésion et de sa survie. Dans cette optique, les symptômes du patient désigné – à un niveau inconscient – sont intrinsèques au système. La résolution sera à envisager dans une globalité.

Il peut être intéressant également de réfléchir à la famille dans un sens plus élargi encore. Les ascendants même absents ou décédés peuvent jouer un rôle important dans la vie actuelle. L’aspect transgénérationnel est ici évoqué, car il existe fréquemment des problématiques transmises de génération en génération.

La thérapie familiale conçoit la famille comme un système ouvert. C’est-à-dire que les causes de ses dysfonctionnements peuvent être internes ou externes. Parfois des éléments inattendus viennent bouleverser les fonctionnements ordinaires. Face aux accidents et aux maladies, la famille doit apprendre d’autres manières relationnelles afin de retrouver un équilibre convenable pour tous ces membres. Dans cette thérapie, il n’y a pas de mauvais parent ni d’enfant à problème, mais une famille qu’il faut aider dans une épreuve de la vie.